Très peu d'objets que vous achetez sont capables de prendre feu dans votre salon. La batterie au lithium en fait partie, et une part inquiétante de ces incendies remonte à des cellules contrefaites. Vélos électriques, trottinettes et batteries portables se sont multipliés dans nos villes, et les batteries qu'ils embarquent comptent aujourd'hui parmi les objets les plus dangereux qu'un foyer puisse posséder sans jamais s'en douter.
Le danger se lit dans les chiffres
New York a dénombré 18 décès liés à des incendies de batteries de mobilité électrique en 2023. La ville a réagi en inscrivant la certification de sécurité dans la loi et en imposant à ces appareils des normes UL reconnues. En 2025, le bilan annuel était retombé à un seul décès. Ce basculement dit une chose assez claire : les incendies ne venaient pas des batteries certifiées et fabriquées dans les règles, mais des cellules non certifiées et contrefaites.
Quand une cellule contrefaite bon marché est mal fabriquée, elle est bien plus sujette à l'emballement thermique, une surchauffe qui s'auto-entretient et peut se terminer en incendie ou en explosion difficile à maîtriser. La batterie censée protéger l'utilisateur devient précisément ce qui le met en danger.
Un marquage de sécurité copié ne dit rien
Les normes, elles, sont solides. UL 2849 couvre les systèmes électriques de vélos, UL 2271 les batteries de véhicules électriques légers, UL 2272 les appareils de mobilité personnelle. La faille est ailleurs. Un marquage de certification imprimé sur un pack peut être reproduit par n'importe qui, et une contrefaçon portera sans mal un logo convaincant, un numéro de série crédible et une fiche technique qui ne garantit rien. Placez la fausse à côté de la cellule authentique qu'elle imite : le revendeur ne les sépare pas, et l'acheteur encore moins.
Toute mention de sécurité imprimée sur un produit se heurte au même mur. Elle reste en surface, décrit l'objet sans jamais y être rattachée, et ce qui s'imprime peut se réimprimer sur autre chose.
L'Europe fait de l'identité batterie une obligation
Bruxelles en a déjà tiré la conclusion. Le règlement (UE) 2023/1542 crée le passeport batterie, une identité numérique structurée qui porte les données de composition, de performance, de sécurité et de cycle de vie, et il devrait devenir obligatoire en février 2027. À partir de là, chaque batterie vendue dans l'Union devra disposer d'une identité numérique lisible et vérifiable.
Le règlement fixe ce qu'une batterie doit déclarer. Il laisse ouverte la question plus difficile, celle qui compte vraiment pour la sécurité : comment empêcher une contrefaçon de porter un passeport copié, exactement comme elle copie aujourd'hui une étiquette imprimée.
Rattacher la preuve à la cellule physique
C'est là que commence notre travail. Une batterie ou un pack protégé avec SealTrust reçoit une identité NFC sécurisée, bâtie sur une puce NTAG 424 DNA, et cette puce génère une preuve cryptographique nouvelle à chaque scan. La preuve ne peut être ni rejouée ni transférée sur une autre unité. Un contact rapide avec un téléphone indique à un revendeur, à un gestionnaire de flotte ou à la personne à la maison si elle tient une batterie authentique et enregistrée ou un imposteur, bien avant la mise en charge.
- Authenticité : une preuve cryptographique contrôlée à chaque scan et ancrée publiquement sur la blockchain Base, que chacun peut vérifier de façon indépendante.
- Données de sécurité : le passeport batterie, structuré au format du passeport numérique européen et rattaché à cette même identité vérifiée.
- Traçabilité : origine, références de certification et événements de cycle de vie qui restent attachés à la cellule toute sa vie, au lieu de vivre sur une étiquette réutilisable.
Une certification ne protège les personnes que si elle ne peut pas être falsifiée. Donnez à chaque batterie physique une identité que chacun peut vérifier en une seconde, et la certification cesse d'être un autocollant qu'il faut croire pour devenir une preuve que l'on peut contrôler. Pour le fabricant, il y a un second gain, car les fausses qui surfent sur son nom, et sur sa responsabilité, deviennent bien plus difficiles à écouler.




